Cadeau

alcool (3) 

Cadeau de la sobriété !

Le 29 janvier 1997.

Cette date est la dernière journée ou j’ai pris un verre d’alcool.

Ce poison avait fait de ma vie un enfer.

Je n’étais plus la femme que je rêvais d’être.

Je n’étais plus non plus la mère que je voulais être.

J’avais perdu ma dignité de femme .

Je ne pouvais pas vivre sans.

Et  je ne pouvais plus  vivre avec.

Je me trouvais vraiment dans une impasse.

Il fait tellement noir juste avant l’aurore.

Je vivais un vrai bas fond.

J’étais totalement battue.

Et du fond de cette détresse.

J’ai crié vers Dieu.

Oui j’avouais toute mon impuissance à me sortir seule de cet enfer.

Et ma prière a été toute simple.

Et silencieuse extérieurement.

Mais mon cri était tellement fort a l’intérieur.

Chaque  partie de mon être .

Vivait cette simple prière

««Je t’en prie mon Dieu qui que tu puisses être aide- moi.

Il faut qu’il se passe quelque chose.

Moi je ne suis plus capable.»»

Et là le miracle s’est produit.

J’ai vraiment ressentie que j’avais été secouru.

J’ai vraiment ressentie que ma prière avait été entendue.

J’ai ressenti une paix.

J’ai ressenti que tout allait être correct.

J’en suis vraiment venu à croire qu’il est présent ici maintenant.

Par de nombreuses fois j’avais essayé de me sortir de là seule.

Jamais je n’ai réussie.

Malgré tout l’amour que je ressentais pour mes enfants.

Ma dépendance était plus forte.

J’avais vraiment perdu la maîtrise de ma vie.

Mais ce matin là j’en suis venu à demander à une puissance plus grande que moi.

Aujourd’hui je sais que cette puissance est aussi en moi.

Mais en même temps bien au-delà

Mon être est   contenu dans cette grandeur.

Et cette force.

Je repose en LUI.

Comme tout ce que mes yeux voit : chaque parcelle de vie .

Est contenu dans cette immensité que moi j’appelle Dieu.

Et je suis remplie de reconnaissance car depuis 15 ans maintenant.

Une journée à la fois je n’ai pas pris mon premier verre.

Je n’ai pas eu une victoire sur ce poison, j’en ai été vraiment libéré.

Car jamais même dans les moments difficiles de ma vie,

Jamais plus je  pense que l’alcool est une solution.

Merci mon Dieu !

Jeanne

Vivre et aimer la vie malgré la maladie..

 

Ce soir je dois vivre, avec des incertitudes encore.

Avec ce qui concerne ma santé.

Je pensais bien hier après le scanner passé.

En rencontrant le pneumologue.

Qu’il aurait découvert c’est quoi cette présence flou sur mes poumons.

Mais je dois encore resté dans le même brouillard.

Ils ne savent pas c’est quoi ce flou ????

Je pensais que la possibilité d’un cancer était exclue, mais elle ne l’es pas.

Cela pourrait être un début de cancer???

Improbable, mais aucune certitude.

C’est dans le domaine du possible.

Mais elle m’a dit qu’elle ne pense pas à cela pour le moment, mais elle ne peut pas l’exclure entièrement.

Le médicament que je prends pour mon arthrite …

Me permet d’être en rémission de cette maladie et de cette douleur

Dans mes os.

Mais par contre il semble qu’il peut lui-même caché d’autres infections.

Est-ce une infection dû au médicament ??

Ou une infection caché par le médicament ??

Les résidus d’une infection ancienne ??

Il y a encore beaucoup de points d’interrogation????

Je prends des médicaments pour contrôler cette arthrite.

Et ceux-ci peuvent eux-mêmes être dangereux.

Mais il y a des tests de contrôle de certains des  effets secondaires qu’ils peuvent créés.

C’est un risque que j’ai accepté.

Cette maladie j’avais 23 ans quand elle a fait apparition dans mon corps.

Des périodes ou elle fût a peine présente des périodes de rémission et d’autres ou je pouvais a peine marcher.

Au fil des années j’ai dû accepter des déformations dans mon corps.

Et la perte de beaucoup d’activités que j’aime.

Cette maladie m’a apprise à faire des deuils.

Et ils ne furent pas tous faciles.

Moi qui avais de grandes difficultés à demander elle me l’a appris.

Elle m’a fait prendre conscience de beaucoup de chose sur moi.

Cette peur de déranger.

Elle me l’a fait dépasser.

La maladie en elle-même n’est pas mortelle.

Mais elle peut amener bien des complications.

Et touche les articulations dans mon corps mais elle peut aussi

Touchée à des organes internes comme les poumons et le cœur.

J’ai eu des opérations dans mes mains au fil du temps

Dans mes coudes et me poignets , il y a aussi des bosses ou nodules qui poussent un peu partout.

Cette maladie m’a forcée à apprendre l’acceptation.

Et a dépasser le physique.

Dernièrement mes poumons causent problème, je sais qu’une partie du problème.

Est connu.

Depuis un mois maintenant que je passe des examens,

Une partie du problème est créé par la mauvaise habitude et ma dépendance envers la cigarette.

Que j’essai d’abandonner.

Cette maudite dépendance pourrait me coûter très cher.

Je sais que mes poumons sont précieux.

Ils sont mes piliers.

Mon souffle de vie.

Car en passant les examens ils ont découverts un emphysème ou en est-il rendu d’autres tests le diront.

Mais il restera toujours ce flou sur mes poumons dont ils ne peuvent dire ce que c’est encore.

Et ce liquide inflammatoire qu’ils ont trouvé… dans mes poumons.

J’ai appris à vivre avec cette maladie, j’ai appris à gérer la douleur.

Au fil des années mon seuil de tolérance à la douleur est devenu très élevé.

Elle m’a beaucoup enseigné durant toutes ces années.

Elle m’a apprise a compté mes bénédictions.

Même si mes mains sont très handicapées je dis merci car je peux encore écrire.

Ce que j’aime tant.

Je ne veux pas pleurer mes mains perdues, je veux dire merci à mes mains qui restent.

Et tout ce qu’elles me permettent encore de faire .

des touchers de tendresse….

Elle m’a apprise combien c’est un cadeau d’être capable de faire des gestes mêmes si c’est avec une grande difficulté.

Pour certains ouvrir une porte, ouvrir un pot, attacher des boutons, monter une fermeture éclair etc.

Est une chose qu’ils font sans porter attention.

Moi je prends conscience de la valeur de mes mains.

Elle m’a apprise à être attentive et consciente de la grande richesse de chacun de nos membres.

Je ne veux pas m’arrêter sur les pertes…

Je refuse de vivre dans la peur je vais faire mon pas en essayant d’arrêter cette cigarette.

Ce soir je demande à mon Dieu de m’aider à trouver la force nécessaire pour le faire.

Je fais le premier pas…

Je te demande de m’aider sur la route en me donnant le courage de changer les choses que je peux.

Je suis prête à accepter les choses sur les quelles je n’ai aucun pouvoir.

Et je ne veux pas m’en faire avec demain.

Donne –moi un peu de ta sagesse afin que j’en reçoive la sérénité.

En en faisant la différence.

Je ne veux aucunement me sentir victime, je me sens trop vivante.

Ma vie est trop belle malgré tous les malgré, malgré tous ces détours.

Merci.

Jeanne

Pour toi.

 

localRose 

Pour toi.

Un jour un enfant vient au monde.

Puis il apprend à marcher.

Il apprend à parler.

Il développe chacun de ses sens.

Ceci est son monde physique.

Mais en même temps se développe son monde intérieur.

Celui de tout ses ressentis.

De ses peurs .

De certains vécus pénibles.

Que souvent il garde secret.

Certains sont trop lourds.

Mais.

Parce qu’il a peur de dire, pour toutes sortes de raisons.

Il les emprisonne en lui.

Et  parfois aussi il arrive que les personnes autour.

Sont prises aussi dans leur propre monde intérieur.

Donc pas assez  disponibles et attentives a cet instant.

Elles  n’ont pas encore appris elles-mêmes a se dire.

Il n’apprend pas comment communiquer.

Il n’apprend pas a se dire non plus.

Il ressent des émotions, il entend, et se construit.

Certains mécanismes de défenses.

Des murs aussi et des barrières.

Je crois que tout le monde a un niveau ou a un autre  vit cette étape.

Même si le contenu est différent.

La communication est bloquée.

Quelque part en lui.

De son monde intérieur nous ne voyons que ce qu’il accepte.

De dévoiler.

Et nous pouvons l’aider que dans la mesure où nous avons commencer a marcher.

Dans notre propre cheminement sur le chemin de la libération.

Et de notre propre capacité a se dire.

Puis un jour arrive.

Une situation , un évènement .

Une croisée de chemin.

Peu importe.

Tu sens qu’il te faut faire quelque chose.

Tous les secrets enfouis ne peuvent plus être contenus.

Il lui faut dire, se dire ,partager.

Cela devient comme une nécessité.

Communiquer son vécu intérieur.

S’en libérer.

Et quand arrive cette ouverture même si la peur est là.

Présente et grande.

Même si cela brasse en dedans.

Sache que tu viens de faire le premier pas.

Juste pour toi.

Vers un chemin qui conduit a la véritable liberté.

Ton propre chemin.

Et ta propre liberté.

Je suis fière de toi.

Je suis heureuse pour toi.

C’est un geste d’amour de toi-même.

Que tu viens de faire.

Ma main sera toujours tendue, pour t’accompagner dans ta démarche.

Tu n’est pas seule.

Tu as toujours été là dans mes tempêtes.

Sache que je serais là avec toi.

Pour toi.

Qu’importe les vagues.

Sur la mer de nos vies.

Mon oreille toujours ouverte toujours prête à t’écouter.

Mais aussi ouverte a t’entendre.

Dans ton propre langage, dans ton vécu, dans tes mots.

J’ai souhaité ce pas pour toi.

J’ai priez pour que tu trouve ta propre force de le faire.

Même si je n’ai jamais douté qu’elle était là.

Il fallait la laisser venir.

Mais à ton heure a toi.

Non à la mienne et non à celle de personne d’autre.

Je t’aime et j’ai de l’admiration.

Pour chaque action. que tu fais.

La plus petite action qui te force a affronter une peur.

Est d’ une grande valeur .

La même que celle d’escalader la plus haute des montagne.

C’est ta propre montagne sur laquelle tu as fait ton premier pas.

La peur ne se mesure pas.

Et l’effort ne se compare pas .

Je suis pleine de gratitude déjà envers tous ceux qui t’aideront sur le chemin.

Celui que te dictera ton cœur.

Celui que te dictera ta petite voix.

Écoute juste celle-là.

Ton cœur la reconnaîtra.

Ce chemin de liberté te conduira vers la paix et la joie dans ton être.

Je t’aime ìnfiniment.

xoxoxo

Maman.