Il y a des mots.

Il y a des mots.

Certains des mots que j’ai lus et d’autres que j’ai entendus me sont restés collés sur la peau.

Des mots faits vécus.

Des mots qui frappent.

Je voudrais pour certains d’entre eux être comme le serpent pour me défaire de cette peau.

Cette peau qui porte ces mots.

Ils ont fait des sillons, creusés si profond.

Ils sont comme des cratères sur la surface de la lune.

Quand je tombe sur eux.

Je glisse dans leurs sillons, je me perds dans leurs cratères.

Oui il y a de ces mots qui ont cet effet sur moi.

Pourtant arrive d’autres mots lus et entendus qui eux m’ont fournis des ailes pour devenir papillon.

Ils m’ont fabriqués des échelles pour remonter des puits sans fond.

Des mots qui caressent, des mots qui flattent.

Des mots sourires des mots douceur.

C’est le pouvoir des mots sur moi.

Des mots furent souvent bien plus que des guérisons.

Ils ont été de grandes résurrections

Je les ai aimés, vécus écrits.

C’est tout cela pour moi la magie des mots….

Ces mots que je partage avec vous.

En toute amitié.

Jeanne D'arc

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Humeur a température variable

MandalaHumeur a température variable

L’hiver pour moi est un petit brin plus difficile même si selon ce que l’on m’a raconté je sois arrivée dans ce monde dans une des tempêtes d’hiver de l’an 1949. Ces mois de froid et de glace je me bats avec depuis de nombreuses années. J’aime la chaleur les vêtements plus légers, la verdure …

La senteur du gazon frais coupé.

Des couchers de soleil tardifs.

Même si j’ai bien essayé de me convertir aux gros chandails de laine et les feux de foyer …

A toute cette belle blancheur hivernale…

Dans le fond de moi je n’y arrive pas.

Pour moi un arbre sans feuille semble sans vie.

Malgré que je sache qu’il est seulement en repos.

Même en essayant de toutes mes forces.

Je ne le ressens pas.

Je semble vivre sur mes réserves d’humeur estivale.

Et il y a certaines années je me morfonds un peu plus car je n’en ai pas assez économisé.

Et plus les jours passent et plus le froid s’installe à l’intérieur.

Je rêve des café terrasse…

Des jardinières suspendues..

Des pommiers en fleurs

Et de peau en sueur …

Je suis plus des brûlures du chaud que celles du froid ….

Je n’y arrive pas… mes os réclament la chaleur du soleil d’été.

Mais pas seulement mes os….

Mon ciel intérieur est en recherche de mes humeurs estivales …

Je vais continuer à chercher je dois bien en avoir encore de cacher précieusement dans un fond de tiroir de ces humeurs été .

De mes souvenirs chaleur…

Jeanne D’arc