texte de Doris Lussier

texte de Doris Lussier

Pour être un bon mourant.

Texte de Doris Lussier

Je n’ai qu’une petite foi fragile vacillante bougonneuse et toujours inquiète .Une foi qui ressemble bien plus à une espérance qu’à une certitude. Mais voyez vous à la courte lumière de ma faible raison, il m’apparaît irrationnel, absurde, illogique, injuste, contradictoire et intellectuellement impensable que la vie humaine ne soit qu’un insignifiant passage de quelques centaines de jours sur cette terre ingrate et somptueuse. Il me semble impensable que la vie se termine bêtement par une triste dissolution de la matière ,et que l’âme , comme une splendeur éphémère , sombre dans le néant après avoir inutilement été le lieu spirituel et sensible de si prodigieuse clarté .de si riche espérance et de si douces affections .il me paraît répugner à la raison de l’homme autant qu’à la providence de Dieu que l’existence ne soit que temporelle et qu’un être humain n’ait pas plus de valeur qu’un caillou . Ce que je trouve beau dans le destin humain, malgré son apparente cruauté, c’est que pour moi mourir, ce n’est pas finir, c’est continuer autrement. Un être humain qui s’éteint, ce n’est pas un mortel qui finit, c’est un immortel qui commence. La tombe est un berceau. Et le dernier soir de notre vie temporelle est le premier matin de notre éternité. <<Ô mort si fraîche, ô seul matin >> Disait Bernanos. Car la mort, ce n’est pas une chute dans le noir, c’est une montée dans la lumière. Quand on à la vie ce ne peut-être que pour toujours. Comme le dit le poète, parce que ce sont toujours les poètes qui voient mieux le fond des choses : <<ouverts à quelque immense aurore De l’autre coté des tombeaux, Les yeux qu’on ferme voient encore >> La mort ne peut pas tuer ce qui ne meurt pas. Or notre âme est immortelle, il n’y a qu’une chose qui peut justifier la mort c’est l’immortalité. Mourir au fond c’est peut-être presque aussi beau que naître. Est-ce que le soleil couchant n’est pas aussi beau que le soleil levant ? Un bateau qui arrive à bon port, n’est-ce pas un évènement heureux. Et si naître n’est qu’une façon douloureuse d’accéder au bonheur de la vie, pourquoi pas mourir ne serait-il pas qu’une façon douloureuse de deviner heureux. Texte de Doris Lussier.

une page de mon journal.

ma petite fleur

Une simple page de mon journal …….

Je t’écris ce soir mon Dieu non pour te demander des choses mais pour te dire comment moi j’en viens à croire en toi, et parce que je veux te dire combien mon cœur ressent de la gratitude.

J’aurais beau répéter le mot merci des milliers de fois et je ne le comprendrais pas encore, et pourtant en vivant ce merci, une seule fois. Le mot se révèle en moi.

Je vis ce merci ou ce merci s’infiltre dans chaque fibre de mon être.

Je veux écrire toutes les fois ou j’ai senti vraiment ta présence dans ma vie, ce matin quelqu’un a fait vraiment allumer une lumière en moi,

Si j’essai de mettre une image sur toi mon Dieu bien souvent cela ne passe pas, mais quand je sens et vit une expérience, je sens ta présence.

Juste quelques expériences un soir je suis chez moi envahit par la peur qui monte et monte en moi je suis envahit par tous les fantômes et peurs du passé, je n’arrive pas à trouver aucune espèce de paix, puis tout a coup je me lève et commence un livre dont le titre est nous en sommes venus à croire.

Plein de petits témoignages ou des personnes en sont venus à croire ils sont de toutes religions et d’aucune, certaines d’entre elles sont même athées.

Mais en lisant l’un d’une femme je ne saurais plus du tout me rappeler son témoignage mais en un instant elle arrive à dire et sentir en elle Dieu m’aime. Je ne sais pas pourquoi mais je me suis identifiée a cette femme, j’étais dans le même espace que cette femme Et j’ai laissé cette parole entrer en moi je l’ai ressenti profondément vivre en moi et toute peur s’est envoler.

Je me suis endormie comme un bébé.

Je sais que tu sais combien de fois j’ai perdu la paix intérieure, combien de fois la peur vient me chercher. Mais a chaque fois quelqu’un ou quelque chose arrive et j’en arrive à croire à sentir ta présence.

Comme un Dieu anonyme, tu parle par la vie.

Il y a des nombreuses fois : la fois ou j’avais encore perdu la paix profondément et même là j’en arrive toujours a m’abandonnée à cette foi en l’amour. En ton amour pour moi et Pour chaque parcelle de vie.

Certaines personnes semblent pouvoir se passer de croire moi pas, une force plus grande que ma simple force celle de mon petit moi. Viens prendre la relève.

Je mentirai si je te disais que je pratique une religion, mais je n’ai rien contre ceux qui pratiquent.

Ma religion est montre-moi : a donner le meilleur de moi-même, montre moi à aimer.

Je ne suis pas capable de mettre une image sur toi mon Dieu.

Je peux Te ressentir comme un père, comme une mère, comme un ami, comme un frère je peux Te ressentir comme une lumière, comme une énergie.

Mes expériences avec toi mon dieu ne sont pas tout du domaine de la peur certaines sont si lumineuses et belles.

Beaucoup sont quand je suis en contact avec la nature.

Quand je vois dans la pluie que j’ai tendance a ne pas apprécier et qu’une journée tu me fais voir combien les fleurs et les arbres en ont besoin pour être dans toute leur beauté.

Quand une journée en marchant sur une rue de mon quartier tu me permet de voir et d’être en émerveillement devant la beauté d’un buisson éclairé d’une telle lumière qu’il en est éblouissant.

Des instants ou ta présence vient changer mes états d’âmes.

Ce midi le témoignage que j’ai entendu parlait de spiritualité et la spiritualité est ce qui vient de l’esprit et l’esprit est ce qui n’est pas matériel ou matière.

Et c’est ce que je vis la présence du sans forme dans mon espace intérieur. Mais il vient changer ma perception, sur les formes qui se présentent dans mon espace extérieur.

Juste d’être attentive et à l’écoute.

J’ai lu une magnifique phrase arrivé à s’ouvrir a l’instant tel un bol de riz vide.

Si ma foi est folie et bien je vis très bien cette si douce folie.

De plus en plus je compte mes bénédictions.

Merci mon Dieu.

Jeanne